Cancers pédiatriques : +20M€ en 2022 avec l’amendement de Béatrice Descamps
Vote transpartisan de 20M€ dédiés à la recherche sur les cancers pédiatriques dans le cadre du projet de loi de finances 2022.
Chaque année en France, les cancers de l’enfant touchent 2500 à 3000 enfants, et en emportent au moins 500. Fin 2018, la ministre de la recherche Frédérique Vidal avait concédé la mise en place d’un fonds de 5 millions d’euros par an pour la recherche fondamentale sur les cancers de l’enfant. Ce fonds montrait à la fois son efficacité et son insuffisance, le budget étant 4 à 5 fois inférieur aux besoins réels pour couvrir l’ensemble de la recherche (fondamentale, épidémiologique, clinique). Plusieurs députés de tous partis politiques se sont mobilisés. La plus ambitieuse, Béatrice Descamps, proposait un amendement de 20 millions dans le cadre du projet de loi de finances 2022. Il a été voté après un début de séance pourtant peu encourageant.
L’émotion est évidemment grande au sein des associations de parents. Ce combat n’est pas nouveau : En 2014, sous l’impulsion d’Eva pour la vie et d’une poignée d’associations de parents portant le prénom de leurs enfants (Aidons Marina…) , Jean-Christophe Lagarde était le premier député à déposer une PPL sur le sujet, visant à créer une taxe mineure sur le C.A des industriels du médicament, pour allouer environ 20 millions d’euros par an (sur 60 milliards d’euros/an de chiffre d’affaires en France). En 2021, ce sont plus de 100 associations de parents, regroupés au sein d’une fédération à 100% bénévole, Grandir Sans Cancer, qui se mobilisent pour cette recherche.
Le fléchage de fonds de 5 M€/an dédié à la recherche sur les cancers pédiatriques montre son efficacité, mais le curseur n’est pas suffisant. D’ailleurs, dès 2018, plusieurs députés avaient tenté d’obtenir entre 15 et 20 millions d’euros par an, notamment Benoit Simian, Eric Woerth, Eric Diard et toujours Jean-Christophe Lagarde, sans doute fier que sa collègue, également UDI, Béatrice Descamps ai réussi à obtenir une telle victoire, inattendue.
Malheureusement, ce financement supplémentaire reste limité à l’année 2022. Nous souhaitons qu’une financement global de la recherche sur les cancers de l’enfant, allant de la recherche fondamentale, épidémiologique et clinique, soit mise en place. Les besoins sont évalués à 20M€/an. De même, nous souhaitons la mise en place d’une politique publique solide du développement des médicaments pédiatriques, afin que les découvertes issues de nos chercheurs aboutissent au développement de traitements (contre les cancers, les maladies graves et rares) « Made in France ». Une démarche qui s’inscrit dans une logique aussi bien humaine, sanitaire qu’économique : sauver plus de vies d’enfants est rentable.